L’esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l’etat par Mgr Henri DELASSUS

 

A la jeunesse qui espère et qui veut

" Nous arrivons à la dernière crise, à celle où l’on cesse de parler du salut des gouvernements, pour ne s’occuper que du salut suprême de la société. " Ces mots sont les premiers de l’Avant-propos. Un siècle a passé sur cette prévision. Ce que les esprits supérieurs pouvaient lire, dès lors, dans les idées qui avaient cours, nous le lisons aujourd’hui dans les faits, dans les événements accomplis, plus encore dans ceux qui se préparent et qui sont imminents. Nous arrivons à la dernière crise, à celle où l’on sera réduit à se demander si la civilisation ne va pas être enlevée comme un brin de paille dans une tourmente, et la société anéantie.

Une revue anglaise de l’époque de Mgr Delassus, le Crusader, écrivait : " Nous voyons s’amonceler les signes de la grande et terrible lutte dans laquelle l’Europe sera divisée en deux vastes camps : l’un pour l’attaque, l’autre pour la défense de la liberté chrétienne. Dans cette lutte les armes ne seront pas seulement intellectuelles ou morales, elles seront aussi matérielles et physiques (les dernières guerres mondiales ont anéanti les derniers états chrétiens pour l’instauration d’une surveillance mondiale des gouvernements. Ainsi leur conformité aux principes maçonniques a été assurée par le moyen de la SDN puis de l’ONU, voir le livre de William Guy Carr (1959) : Des Pions Sur l’Echiquier en vente sur notre site).

L’heure est proche en effet, où la force brutale et la tyrannie césarienne seront elles-mêmes dévorées par le socialisme qui ronge les sociétés modernes (aujourd’hui c’est réalisé). A cette heure quand tous les pouvoirs de Dieu auront été brisés par la Révolution (c’est fait) et que la secte, fille de Satan, voudra régner sur le monde (c’est fait), les peuples chrétiens, forcés à défendre leurs autels et leurs foyers, pourront librement réagir contre les lois qui s’interposent entre eux et les lois de l’Eglise de Dieu… Alors viendra l’inévitable réaction et la révolte contre l’impiété et l’anarchie. Alors la jeunesse de chaque contrée où la Révolution a posé le pied, s’écriera avec les Machabées : " Mieux vaut mourir en combattant que de voir la désolation du sanctuaire. " ; et jetant au vent tous les calculs humains, elle formera dans chaque pays une phalange d’hommes prête à défendre jusqu’à la mort les libertés conquises par la Croix, prête à se réunir sous ce symbole à leurs frères de toute race et de toute nationalité. Alors les femmes enverront leurs fils et leurs époux au combat. Alors les pères ceindront leur épée pour défendre la foi de leurs enfants et la liberté de leurs autels ".

Dieu leur donnera la victoire.

Dans le livre intitulé : La Conjuration Anti-Chrétienne (en vente sur notre catalogue), Mgr Delassus en a donné, non seulement l’assurance, mais l’espoir sérieusement fondé. Sur les ruines de la Révolution devront s’élever les constructions nouvelles. A la jeunesse il appartient de s’y préparer, puisque c’est à elle que l’œuvre incombera. La première préparation est d’étudier les conditions d’existence, de vie et de prospérité que réclame la société humaine.

L’une de ces conditions est l’esprit familial qui est à restaurer dans la maison, dans la cité et dans l’état. Voici le résumé de cet admirable traité de politique chrétienne sous forme de table des matières détaillées.

 

table des matières, resume du livre

chapitre I.

comment se forment les états.

La vérité sociale est à l’opposé de l’utopie démocratique : l’égalité. – Dieu, à l’origine, a établi la société humaine sur l’autorité, la hiérarchie et le devoir de l’union. – La famille est le principe de la cité : chez les Assyriens, les Egyptiens, les Hébreux, les Grecs et les Romains. – Chez les peuples modernes. – Formation de la France. – Action continue de la famille royale. – Providence spéciale dont elle a joui. – Sanction divine donnée à la loi salique.

chapitre II.

les états doivent conserver le type familial

L’Etat a pour éléments constitutifs, non les individus, mais les familles. – Elles sont les cellules élémentaires du corps social. – Les lois imposées par Dieu à la famille doivent être les lois de toute société. – Paroles de Bonald, de Bodin, de Léon XIII. – Le gouvernement de la France a été essentiellement familial. Le roi, la reine, les grands officiers. – Le roi avait le rôle d’un chef de famille patriarcale. – Il était réellement père : conduite de Saint Louis, le palais de Versailles ouvert à tout venant. – Amour des Français pour leur roi jusqu’en pleine révolution. – Témoignages. – La prospérité de l’ancienne France est due à l’esprit familial de la monarchie.

chapitre III.

l’union, la loi sociale.

A l’attachement des sujets au souverain doit se joindre l’union des sujets entre eux. – L’union procède de l’amour. – De nos jours, en France : Antagonisme. Comment y remédier ? – Paroles d’Augustin Lémann. – L’union sociale chez les anciens : chez nous au moyen âge : chez les étrangers.

chapitre IV.

d’ou vient la prosperite des peuples et d’ou leur décadence

Aucune société ne peut subsister sans l’assistance mutuelle des grands aux petits et des petits aux grands. – Partout et toujours l’oubli de cette obligation s’est produit d’abord chez les grands. – Trois aristocraties se succèdent chez nous comme chez les anciens : aristocratie féodale, aristocratie territoriale, aristocratie d’argent. – Elles ont de moins en moins le sentiment de leur devoir. Elles finissent toujours par oublier. – De là la décadence, la ruine et une affreuse guerre civile chez les Grecs, chez les Romains. – Notre aristocratie féodale façonnée par l’Eglise. Son œuvre. – Notre aristocratie territoriale. Ses mérites. Sa décadence. Sa ruine.

chapitre V.

Quel sort l’aristocratie d’argent se réserve-t-elle et réserve-t-elle a la France ?

De nos jours la souveraineté appartient à l’or. – Comment la bourgeoisie put prendre la place de la noblesse. – Tradition de patronage d’une part, de discipline de l’autre, maintenues quelques temps. – Causes de leur disparition : enrichissement trop rapide, absence de traditions. – La liberté du travail favorise l’exploitation de l’homme. – L’irréligion enlève tout scrupule. – Conséquences : agglomérations d’ouvrier n’ayant plus nifeu, ni loi, ni foi, prêtes à tout. – Terribles menaces pour un avenir prochain. – Paroles de Mgr Ketteler.

chapitre VI.

le salut est dans le retour a la paix sociale

La France pourra-t-elle rentrer dans les voies de la civilisation ? – Oui, en revenant à ce qui a fait son bonheur et sa prospérité. – Ce que l’esprit chrétien a produit, il peut le produire encore. – Rétablir le règne de la paix par la charité. – Paroles de Léon XIII. – L’entente, pour la vie de la famille doit se répandre dans la société toute entière.

chapitre VII.

la réforme doit commencer par la reconstitution de la famille.

On demande un homme. – Il ne pourrait que nous relever et nous remettre sur la voie. – La première étape sera de reconstituer la famille. – La famille n’existe plus en France. Nous n’avons même plus l’idée de ce qu’elle doit être. – Axiome de J.J. Rousseau : les enfants ne sont liés à leur père qu’autant qu’ils ont besoin de lui pour se conserver. – C’est la famille humaine abaissée au niveau de la famille animale. – La famille humaine est permanente dans la suite des générations. – La généalogie du Christ. – Les généalogies dans l’ancienne France. – L’ancienne famille française avait, outre la communauté de sang, la transmission des traditions familiales et du patrimoine. – La Révolution a décapité la famille royale, décimé les familles aristocratiques et mis les familles bourgeoises et prolétaires dans l’impuissance de s’élever d’une manière continue. – Extraits de livres de raison.

chapitre VIII.

familles souches

Trois régimes de famille : famille patriarcale, famille souche, famille instable. – Régime de la famille souche supérieur aux autres. – Son double élément de stabilité et de perpétuité : le foyer et la tradition. Transmission ordinairement à l’aîné, de la dignité de chef de la famille et de la charge de soutien de la maison. – Ses devoirs. – Paroles de Bonald, de Victor de Laprade, d’Edmond Demolins. – Avantage que ce régime procure à la société, à la famille, aux individus. – Comment il s’est établi chez nous. – Le code civil l’a tué. – Paroles de le Play, d’About, de Renan. – Pour que la France ait un avenir, il faut que les familles puissent se replacer sous ce régime. – Plaintes et réclamation des Chambres de Commerce. – La secte révolutionnaire s’oppose à cette réforme. – Le gouvernement actuel aggrave encore la situation. – Mesures insuffisantes proposées par les démocrates chrétiens. – Démocratisation introduite par le code dans la famille française. – Il en va autrement en Angleterre et en Amérique. – Sinistre avertissement malheureusement réalisé.

chapitre IX.

Familles traditionnelles.

Devoir des pères de raviver chez eux l’esprit de famille. – Il faut des traditions sur les lois pour leur donner l’assentiment du cœur ; et il faut l’éducation sur les traditions pour en faire le principe des mœurs. – L’esprit révolutionnaire broie les traditions de l’ancienne France.- C’est ce qui explique notre impassibilité. – Dieu a donné à l’animal la force pour subvenir aux besoins de ses petits. Il a donné de plus à l’homme l’autorité pour dresser la volonté de ses enfants. – Cette autorité, il l’a voulue permanente comme la famille elle-même. Le choix des alliances. – Le livre de raison. – Ses trois parties : la généalogie, le journal, les enseignements traditionnels. – Conséquences sociales de l’abandon des traditions familiales. – Disparition des familles qui abandonnent leurs traditions.

chapitre X.

autorité du père – sainteté de la mère – culte des ancêtres.

L’autorité du père à Athènes, à Rome, chez nous jusqu’au XVIIIème siècle. – Le père de famille vénéré comme l’image du Père éternel. – L’esprit de Jean-Jacques, la Convention et le Code l’ont fait disparaître. – M. de Tocqueville a cru que c’était un bien. – Les faits disent le contraire. – Urgente nécessité de restaurer l’autorité paternelle, la plus légitime et la plus nécessaire.

Heureux l’homme à qui Dieu a donné une sainte mère. 6 Paroles de Lamartine, d’Ozanam. – La mère de Saint Athanase. – Sainte Emilie, mère de Saint Basile et de Saint Grégoire de Nazianze. La mère de Saint Augustin. – La mère de Saint Grégoire-le-Grand. – La mère de Saint Bernard. La mère de Napoléon Ier. – La mère de Pasteur. – La mère du Saint Curé d’Ars. – La mère de Charlemagne. – Paroles de Joseph de Maistre. – Mère de famille qui ont rétabli les affaires de leur maison. – La femme dans la famille ouvrière. – Action sociale de la femme française. – Les mères de zouaves pontificaux. – Paroles de M. Favières. – Les femmes en face de l’esprit révolutionnaire.

Le culte des ancêtres engendré et nourri par l’esprit de famille. – Chez les païens. – Chez les catholiques.

chapitre XI.

reconstitution du corps social

Elle exige la reconstitution de la famille : entité morale, économique et sociale persistante. – De nouveau les familles se hiérarchiseront comme autrefois. – Paroles de Bonald. – Aristocratie et noblesse. – Il y a de l’aristocratie dans toutes les classes de la société. – La démocratie s’oppose à la constitution de l’aristocratie en noblesse. – L’anoblissement dans l’ancienne France. – Ses avantages sociaux. – Paroles de Taine, de Léon XIII, de Pie IX. – Qu’en sera-t-il dans l’avenir ? – Sentiment de Taine, de Bonald, de le Play. – La vie n’est point éteinte au cœur de la France. – Que le prêtre dans sa paroisse, le père dans sa famille, le patron dans son atelier, le capitaine dans sa compagnie, s’attachent à développer le noyau d’aristocratie que Dieu nous a laissé. – Que chacun fasse descendre le vrai et le bien dans son cœur sur ses frères. La est la vraie solution de la question sociale.

chapitre XII.

la France, ses origines et sa mission.

Les origines de la France. – Le baptême de Clovis et des Francs. – Récit de Baronius. – La Sainte Ampoule. Parole du cardinal Pie et de M. Th. Lavallée. – Lettre du Pape Anastase II à Clovis. – Testament de Saint-Rémi. – Lettre de Saint Avitus qui trace le programme du peuple franc. – Mission donnée à Clovis par l’empereur Anastase. – Confirmée au roi de France par les pape Grégoire III, Etienne, Adrien, Léon III, et Grégoire IX. – Paroles d’Honorius III, d’Innocent III, d’Alexandre III et de Léon XIII. – Le sacre particulier des rois de France. – Il scelle à nouveau, à chaque commencement de règne, l’alliance contractée entre le Christ et eux. – Description du sacre et ses enseignements. – L’onction faisait le roi. Paroles et conduite e Jeanne d’Arc. – Il donnait un certain caractère de sainteté. – Pouvoir de guérir les écrouelles. Témoignages de Saint Thomas d’Aquin et de Benoît XIV, des historiens et des médecins. – La mission de la France marquée dans la loi salique, dans les chansons de geste, sur les monnaies. – Promesse de durée providentielle faite à la fidélité à cette mission.

epilogue

Où en sommes-nous ? – Ne perdons pas l’espérance. Paroles de Mme Taine, Drumont, et Brunetière, Lucien Arréat, Léon Daudet, Buffet, Lur-Saluces. – Prières pour le roi de France, indulgenciées par les papes, et gravées sur les colonnes des églises de Rome. – Scène grandiose dans la basilique Ulpienne. Vienne un autre Constantin ! Et le monde l’attend.

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