LA MAGIE AU XIXe SIECLE, SES AGENTS, SES VERITES, SES MENSONGES, par le chevalier GOUGENOT DES MOUSSEAUX
édition originale, qualité 2, 1 volume 14,5x20, 469 pages  :
25 € 

Ceci est un grand livre, et l’on comprend que SS. Pie IX ait félicité l’auteur dans un hommage qu’il demanda d’insérer dans la Civilta Cattolica.

— « Chaque chose a son heure ici-bas, et celle de mon livre est venue. Hier, son titre même l'eût écrasé.

—« Dans le monde savant des notions, le connu mène à l'inconnu. Et pourtant l’immense cimetière des théories scientifiques naguère fameuses, aujourd’hui enterrées ne cesse de s’agrandir démesurément depuis que l’homme de l’humanisme s’est coupé du réel en fermant nos portes au surnaturel, donc au spirituel. Que ne peut donc nier une bouche humaine ! On a nié le mouvement, on a même nié jusqu'à la possibilité du mouvement en niant l’éther ; décidément, le niais n’a peur de rien. (est « niais » celui qui « nie »).

— « Mais, à propos de ces choses qu'il est possible aux savants de nier, citons, entre nous, un seul exemple : que pour s’élever il faut aller du bas vers le haut. Or c’est ce qu’ils se refusent à faire.

— « Une lumière vive, franche, éclatante, est ce qui chagrine et blesse les humanistes : ceux qui redoutent de découvrir ce que, pourtant, ils seraient curieux de savoir ! Mais ils ont peur de contempler le réel en face.

— « Que ne peut donc nier une bouche humaine ! et surtout lorsque la vérité qui demande sa place au soleil paraît entraîner après soi quelques conséquences religieuses et morales ?

— « Le surnaturel ! Est-ce que le grand jour de la science humaine n'a point dissipé ce trompeur brouillard ? Est-ce que le soleil de notre siècle ne l'a point anéanti sans retour ? Est-ce que l'élite des savants de l'Europe ne l'a point nié, conspué ? Nié, soit, et conspué même, cela demande peu d'efforts. Nier ne demande pas de peine : c’est la façon commune de ceux qui commencent et des niais. »

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Couverture : Jérôme Bosch, Le Chariot de foin, détail ; musée du Prado.