LA SAINTE BIBLE POLYGLOTTE, par M. l'abbé F. VIGOUROUX
édition fac-simile, qualité 2, 13 volumes 28,5x20,5, 4 433 pages  :
527,50 € 

Contenant le texte hébreu original, le texte grec des septante, le texte latin de la vulgate, et la traduction française de M. l'abbé Glaire. Avec les différences de l'hébreu, des Septante et de la Vulgate; des introductions, des notes, des cartes et des illustrations.
La Polyglotte n'est pas seulement une oeuvre d'édification, car après tout on peut prier autrement qu'en grec ou en hébreu, elle doit être un instrument de combat, une arme de défense à une époque où les attaques de l'incrédulité deviennent plus vives et plus menaçantes. Le terrain biblique est actuellement le champ de bataille; c'est là, comme dit Léon XIII, que nous nous trouvons en face des ruses et des stratagèmes innombrables de nos ennemis, « fallacias hostium artesque in hac re ad impugnandum multiplices ». Le Pape ne sépare pas l'étude des langues des études critiques indispensables à l'heure présente.

Léon XIII s’exprime ainsi dans l'Encyclique Providentissimus: « Nombreux sont les artifices et les ruses de l'ennemi sur cette partie du champ de bataille. Nous l'avons dit, en passant, plus haut. Quels sont les moyens de dé­fense ? Nous allons maintenant les indiquer. Le premier consiste dans l'étude des langues orientales et aussi dans ce qu'on appelle la critique. Cette double connaissance, qu'aujourd'hui on estime si fort, le clergé doit la posséder à un degré plus ou moins élevé selon les lieux et les personnes. De cette manière il pourra mieux soutenir son honneur et remplir son ministère, car il doit se « faire tout à tous » et être toujours prêt « à répondre à ceux qui lui demandent compte des espérances qui sont en lui ».

Aussi, pour les professeurs d'Écriture-Sainte, c'est une nécessité, et pour les théologiens, une convenance, de posséder les langues dans lesquelles les hagiographes ont primitivement écrit les livres canoniques. Il serait aussi à désirer qu'elles fussent cultivées par les élèves ecclésiastiques, en particulier par ceux qui dans les Académies aspirent aux grades théolo­giques. De plus, il faut tâcher que, dans toutes les Universités, ce qui heu­reusement s'est déjà fait dans plusieurs, on établisse des chaires pour les autres idiomes antiques, en particulier pour les langues sémitiques et pour les connaissances qui s'y rattachent, dans l'intérêt de ceux qui se des­tinent à professer les Saintes Lettres ».

 La Polyglotte n'est pas seulement une œuvre d'édification, car après tout on peut prier autrement qu'en grec ou en hébreu, elle doit être un instrument de combat, une arme de défense à une époque où les attaques de l'incrédulité deviennent plus vives et plus menaçantes. Le terrain biblique est actuellement le champ de bataille; c'est là, comme dit Léon XIII, que nous nous trouvons en face des ruses et des strata­gèmes innombrables de nos ennemis, « fallacias hostium artesque in hac re ad impugnandum multiplices ». Le Pape ne sépare pas l'étude des langues des études critiques indispensables à l'heure présente.