LE BÉNÉDICITÉ, par Mgr GAUME

Édition entièrement recomposée, qualité 3, 129 page, 14,5 x 20 : 15 €

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Toutes les traditions chrétiennes sont aujourd'hui anéanties et battues en brèche. Les défendre dans la famille, est un devoir capital. Sans famille chrétienne, point de société chrétienne.

Beaucoup, sans doute, auront demandé de quel intérêt il peut être, au dix-neuvième siècle, de recommander avec tant d’instance : le Signe de la Croix, l’Eau Bénite, l’Angélus, la Génuflexion, le Bénédicité, la Prière en commun dans les familles, l’Ameuble­ment chrétien, le Respect dans le langage, la Fidélité inviolable aux lois de l’Église.

Voici notre première réponse : à coup sûr nous n’arrêterons pas la guerre d’Orient ; nous n’empêcherons pas la Russie de prendre Constantinople, ni l’Angleterre de perdre les Indes ; ni la Prusse de brutaliser les catholiques ; ni la France d’être déchirée par les partis : telle n’est pas notre prétention.

Mais nous empêcherons la Révolution de triompher complètement et sans résistance ; nous lui fermerons, avec des portes qu’elle ne pourra briser, un cer­tain nombre de foyers domestiques. En y conservant les pratiques de la foi, nous préparerons pour le jour des com­bats, ou de nobles vainqueurs, ou de nobles victimes : et le sang de nobles victimes fut toujours une semence de nobles vainqueurs.

Voici notre seconde réponse : la con­servation ou la restauration des saintes pratiques de nos glorieux ancêtres est d’un intérêt égal à la conservation ou à la restauration du christianisme dans la famille, et par la famille dans la société. N’est-ce rien ? ou plutôt n’est-ce pas tout ?