LE MERVEILLEUX DIVIN & LE MERVEILLEUX DÉMONIAQUE, par dom B.-M. MARECHAUX
édition fac-simile, qualité 2, 1 volume 14,5x20, 422 pages  :
25 € 

— « Qu'appelle-t-on merveilleux ? Sous ce nom intentionnellement vague, on désigne tout phénomène qui surprend par son étrangeté, qui sort d'une façon insolite du cours régulier de la nature.

— « L'homme est tourmenté par l'attrait du mystère. Aujourd'hui, cet attrait est devenu une sorte d'obsession. Dans les livres, dans les revues, dans les journaux même, la question du merveilleux est à l'ordre du jour, et passionne non pas seulement une élite d'esprits, mais même le grand public. Comment expliquer cet état d'âme ? N'est‑ce pas une instinctive réaction contre le matérialisme, qui depuis trop longtemps comprime l'essor des intelligences ? Devons-nous, parmi ces recherches curieuses, démêler une action discrète de la divine Providence, qui, sur un terrain neuf encore, prépare une nouvelle et éclatante apologie de la foi ? Nous aimons à nous arrêter à ce point de vue : l'étude sincère et sérieuse du merveilleux ne peut que ramener les esprits, par un chemin peut‑être un peu détourné, aux croyances de l'Évangile.

— « Ces questions sont du ressort de la philosophie : et, disons-le tout de suite, nous ne croyons pas qu'on puisse en trouver utilement la solution en dehors de la philosophie traditionnelle de l'Église, ébauchée par saint Augustin, portée par saint Thomas d'Aquin à son summum de clarté et d'évidence.

— « Les purs esprits ont une modalité d'action toute différente. Leur vertu active, n'étant pas attachée à un corps déterminé, peut se répandre sur une série plus ou moins étendue d'objets corporels. Ils ont la faculté, par la simple énergie opératrice de leur volonté, de mettre en mouvement les éléments matériels, et par suite d'appliquer les agents naturels à leurs effets respectifs. » (Introduction, passim)

__________

Couverture : Portrait de la Sainte Vierge attribué à Saint Luc (catacombes) ; Belzébuth, gravure in Le Diable au XIXe siècle (ESR).